
Un été au Japon. Entre l’aube et le crépuscule, dans une chaleur épaisse et moite, les façades transpirent, les rues s’animent, absorbent les passants, la vue se sature de lumière et de sueur. Les murs racontent des histoires, les devantures se fragmentent en aplats, des fleurs blanches tombent comme de la neige en juillet. Le jour bascule, les rues se vident, les noren sont suspendus. Le Japon n’est pas mon jardin mais je m’y sens bien. Des instantanés retravaillés en peinture numérique et matières générées.
Manna hata, nom lenape de Manhattan, donné à l’île par la Nation Delaware. Entre carnet de voyage et rêverie nostalgique, je sillonne un New York réinventé, nourri par une colossale mythologie urbaine : French Connection, L’Année du dragon, Do the right thing, Wolfen, Basquiat, Haring, Wu-Tang Clan, Beastie Boys, Velvet Underground… Réalisé à partir de photos, croquis et illustrations, en trois voyages et seize ans de regard, prolongé par des variations et animations générées avec des outils d’IA.